Histoires de transformation
Découvrez les récits authentiques de celles et ceux dont le quotidien a été durablement amélioré grâce aux actions concrètes de l'ONG FAMM sur le terrain.
"Je ne savais pas que la loi me protégeait, encore moins que des gens se battraient à mes côtés. L'ONG FAMM m'a redonné ma dignité de femme."
Pendant des années, Chantal a subi des violences physiques et psychologiques répétées au sein de son foyer, sans savoir vers qui se tourner ni comment briser le silence. Isolée et sans ressources financières propres, elle croyait devoir endurer cette situation pour préserver sa famille. C'est à la suite d'une séance de sensibilisation itinérante organisée par l'ONG FAMM dans son village près de Cobly qu'elle a osé franchir la porte du centre d'écoute. Prise en charge sur le plan juridique, psychologique et social, elle a pu bénéficier d'un hébergement d'urgence et d'un accompagnement personnalisé. Aujourd'hui, grâce à l'appui de l'association qui a également assuré la médiation et le suivi légal, Chantal vit en sécurité avec ses enfants et gère une petite unité de transformation de manioc, libérée de l'emprise et de la violence.
Chantal
34 ans, Cobly"Je devais abandonner l'école pour me marier, mais l'ONG FAMM a convaincu mon père que mon avenir s'écrirait dans les livres."
À seulement 14 ans, suite aux difficultés financières de sa famille à Kouandé, les parents d'Aminata avaient envisagé de la retirer du collège pour arranger son mariage. Passionnée par ses études et excellente élève, Aminata voyait ses rêves d'études supérieures s'effondrer. Informée par un relais communautaire de l'ONG FAMM, l'équipe sociale de l'organisation s'est déplacée à plusieurs reprises au domicile familial. Grâce à un dialogue patient, respectueux des traditions mais ferme sur les droits de l'enfant, les animateurs ont convaincu son père de la laisser poursuivre sa scolarité. En fournissant les kits scolaires, en prenant en charge ses frais de scolarité et en lui offrant un vélo pour faciliter ses déplacements quotidiens de 6 kilomètres, l'ONG a levé tous les obstacles matériels. Aminata est aujourd'hui en classe de Première, major de sa promotion, et aspire à devenir enseignante pour inspirer à son tour d'autres jeunes filles.
Aminata
16 ans, Kouandé"L'eau potable au cœur de notre village a fait disparaître les maladies qui emportaient nos enfants. C'est une renaissance."
Père de cinq enfants à Boukoumbé, Barthélémy a vu ses proches souffrir régulièrement de fièvres et de maladies diarrhéiques graves causées par l'utilisation de l'eau de la rivière locale, unique source d'approvisionnement du hameau. Les journées des femmes et des enfants étaient rythmées par de longues heures de marche sous un soleil de plomb pour rapporter cette eau insalubre. L'installation d'un forage moderne à motricité humaine et la création d'un comité de gestion de l'eau par l'ONG FAMM ont bouleversé le quotidien de la communauté. Barthélémy a été formé pour assurer la maintenance des installations. Le village dispose désormais d'une eau limpide et saine à proximité immédiate des habitations. Les cas de maladies hydriques ont été réduits à néant, permettant aux enfants d'être assidus à l'école et aux mères de se consacrer à des activités agricoles génératrices de revenus.
Barthélémy
42 ans, Boukoumbé"Grâce à la formation en gestion et au micro-crédit de l'ONG, ma petite table de vente est devenue une boutique prospère."
Marguerite luttait chaque jour pour nourrir sa famille en vendant des légumes sur un étal de fortune au marché de Natitingou, sans aucune notion de comptabilité ni accès aux services bancaires classiques. Sa participation au programme de formation de l'ONG FAMM destiné aux femmes micro-entrepreneures a marqué un tournant décisif. Elle y a appris à planifier ses achats, à calculer ses marges réelles et à épargner au sein d'un groupement d'entraide féminin. Forte de ces compétences, elle a obtenu un micro-crédit d'amorçage pour diversifier ses produits et louer un espace de stockage sécurisé. Aujourd'hui, Marguerite emploie deux jeunes filles de sa communauté, assure la scolarité complète de ses quatre enfants et témoigne avec fierté de son autonomie financière retrouvée auprès des autres femmes de son quartier.
Marguerite
39 ans, Natitingou"J'étais perdu et livré à moi-même dans la rue. Aujourd'hui, j'ai retrouvé un foyer chaleureux et je réapprends à rêver."
Après le décès de ses parents à Tanguiéta, Samuel s'est retrouvé sans tuteur légal et a fini par mendier dans les gares routières pour survivre, exposé à tous les dangers de la rue. Repéré lors d'une maraude nocturne par les éducateurs spécialisés de l'ONG FAMM, il a d'abord été accueilli au sein du centre de transit de l'association. Là, il a reçu des soins médicaux, une alimentation équilibrée et un soutien psychologique bienveillant pour panser ses traumatismes. Parallèlement, l'ONG a mené des recherches approfondies pour retrouver sa famille élargie. Samuel a finalement pu être placé chez son oncle maternel, qui a bénéficié d'un appui financier pour assurer son éducation. De retour sur les bancs de l'école primaire, Samuel a retrouvé son sourire et la sécurité affective indispensable à son développement.
Samuel
12 ans, Tanguiéta"Reboiser notre terre n'est pas seulement un devoir écologique, c'est préserver les ressources qui nous font vivre au quotidien."
Jeune agriculteur installé près de Kérou, Pascal constatait avec inquiétude l'avancée de la désertification et l'appauvrissement progressif des sols de son exploitation, menaçant la viabilité de ses récoltes de coton et de maïs. En s'engageant dans le projet de restauration des écosystèmes mené par l'ONG FAMM, il a découvert les techniques d'agroforesterie et de conservation des sols par le paillage et le compostage organique. Pascal a activement participé à la plantation de plus de 500 arbres d'espèces locales et fruitières sur ses parcelles. Les résultats ne se sont pas fait attendre : la fertilité de sa terre s'est nettement améliorée et l'ombre des arbres protège désormais ses cultures maraîchères de la sécheresse. Inspiré par ce succès, il anime aujourd'hui un club de jeunes écocitoyens pour transmettre ces pratiques durables à toute sa génération.
Pascal
28 ans, Kérou"En valorisant l'architecture de nos Tata Somba, l'ONG FAMM protège notre histoire tout en créant un tourisme respectueux."
Habitante du pays Somba réputé pour ses habitations fortifiées traditionnelles appelées Tata Somba, Fatouma constatait avec amertume l'abandon progressif de ce savoir-faire architectural ancestral au profit de constructions modernes peu adaptées au climat. L'ONG FAMM, consciente de la valeur historique et touristique de ce patrimoine, a lancé un programme de sauvegarde et de restauration. Fatouma a rejoint le collectif d'artisans locaux formés aux techniques de construction traditionnelles en terre stabilisée. Grâce aux chantiers de valorisation patrimoniale initiés par l'ONG, elle participe activement à la rénovation des Tata de sa commune. Cette initiative a non seulement redonné de la fierté aux habitants, mais elle a aussi permis de développer un écotourisme communautaire dont les revenus bénéficient directement aux femmes du village pour leurs projets locaux.
Fatouma
47 ans, Boukoumbé"L'expertise de terrain de l'ONG FAMM en fait un allié incontournable pour mettre en œuvre les politiques sociales de notre commune."
En tant que cadre communal à la mairie de Péhunco, M. Gnanhoui collabore régulièrement avec les organisations de la société civile pour le développement local. L'étroite coopération nouée avec l'ONG FAMM sur les questions d'état civil et de scolarisation des filles s'est avérée être un modèle d'efficacité. L'ONG apporte sa connaissance fine des réalités des hameaux les plus reculés, là où l'administration peine parfois à intervenir directement. Grâce aux campagnes conjointes de sensibilisation et à la distribution d'actes de naissance gratuits pour les écoliers, des centaines d'enfants ont pu sécuriser leur identité juridique et poursuivre leur parcours scolaire. M. Gnanhoui salue la rigueur de gestion, la transparence budgétaire et le professionnalisme constant des équipes de l'ONG FAMM, des qualités essentielles pour instaurer une confiance durable avec les bailleurs internationaux.
M. Gnanhoui
51 ans, Péhunco"J'ai compris que l'éducation de mes filles est la plus grande richesse que je puisse léguer à ma communauté."
Résidant à Copargo, Christian partageait initialement les préjugés locaux privilégiant la scolarisation des garçons au détriment de celle des filles, souvent destinées aux travaux ménagers ou aux mariages précoces. Sa participation aux groupes de parole masculins « Écoles des Maris » mis en place par l'ONG FAMM a profondément remis en question ses croyances héritées. Au fil des discussions constructives sur l'impact économique et social de l'éducation des femmes, Christian a pris la décision courageuse d'inscrire ses deux filles au collège public de Copargo et de veiller personnellement à ce qu'elles disposent de temps pour étudier le soir à la maison. Aujourd'hui, il témoigne fièrement auprès des autres pères de sa communauté du changement de regard indispensable à opérer pour offrir les mêmes opportunités d'épanouissement et de réussite à tous les enfants, sans distinction de genre.